Pour démarrer ce blog, je me suis lancé un défi un peu particulier : apprendre Docker en 60 jours.
L’objectif était simple : vous montrer qu’il est possible d’apprendre une nouvelle compétence, en partant de zéro avec un emploi du temps chargé.
Dans mes précédents articles, j’avais expliqué :
- comment définir un objectif réaliste avec la méthode SMART ;
- comment trouver du temps pour apprendre malgré un emploi du temps chargé ;
- en quoi la méthode SPRINT peut vous faire gagner du temps.
Aujourd’hui, après 23 jours de défi, il est temps de faire un premier vrai bilan.
Et honnêtement, je pensais que le plus dur serait d’apprendre Docker. Mais le véritable obstacle, ce sont les imprévus.
Avancement des cours
Malgré quelques retards, j’ai réussi à avancer dans mes cours et à franchir plusieurs étapes importantes.

J’ai notamment découvert :
- les bases de Docker ;
- le principe de la conteneurisation ;
- le fonctionnement d’un premier conteneur ;
- l’installation de Focalboard (l’application de gestion)
Pour quelqu’un qui découvre encore cet univers, voir son premier conteneur fonctionner est une vraie satisfaction.
On passe enfin du simple apprentissage théorique à quelque chose qui tourne réellement sur une machine et c’est précisément ce que je recherchais avec ce défi.
Savoir s’adapter : la clé de la réussite
Au départ, j’avais défini des jours précis pour travailler sur mon défi. Ceux-ci me paraissaient les plus adaptés car en début de semaine, l’énergie devrait être au maximum.
Mais en pratique, je me suis rendu compte que les créneaux que j’avais choisis n’étaient pas forcément les meilleurs pour moi. J’ai notamment observé que ma concentration était bien meilleure en fin de semaine et pendant le week-end.
C’est quelque chose qu’on sous-estime souvent lorsqu’on commence un projet : tous les créneaux horaires ne se valent pas. Il est donc important de tester, de voir ce qui marche pour soi et de s’adapter pour s’améliorer.
Ce défi m’a donc obligé à ajuster mon organisation au lieu de vouloir absolument respecter le plan initial. Et finalement, c’est probablement une des leçons les plus importantes de ces premières semaines.
Les imprévus font partie de l’apprentissage
J’ai également perdu du temps sur plusieurs problèmes techniques auxquels je ne m’attendais pas.
Au départ, je voulais faire mes tests directement sur Windows afin de gagner du temps et ne pas avoir à faire une machine virtuelle. J’ai donc essayé de télécharger et exécuter Docker sous Windows mais impossible. Après quelques recherches, je me suis rendu compte que la version que j’avais ne me permettait pas de le faire.

J’ai donc décidé de passer sur Linux. Et finalement, avec le recul, c’était probablement une bonne décision.
Cela m’a obligé à sortir un peu de ma zone de confort et à manipuler davantage un environnement Linux, ce qui sera forcément utile pour la suite. D’ailleurs je pense continuer sur cette voie car c’est un OS très intéressant pour l’administration système et réseau.
Mais ce changement de stratégie a aussi entraîné plusieurs complications :
- création d’une nouvelle machine virtuelle ;
- installation complète de Linux ;
- problèmes pour récupérer l’ISO ;
- temps perdu sur certains détails techniques.
Si vous comptez vous aussi apprendre Docker, il faudra prendre en compte ces éléments. Si vous savez déjà le faire, créez une VM Linux en amont et gardez la pour vos futurs tests.
Pour information, j’ai voulu télécharger l’ISO d’Ubuntu depuis le site officiel https://www.ubuntu-fr.org/download/ . Il m’annonçait 2 heures de téléchargement alors que j’ai la fibre. Ce n’est pas la 1ère fois alors que des fois il n’y a aucun soucis, donc il faut prendre ça en compte.
Entêté comme je suis, je n’ai pas baissé les bras. J’ai relancé le téléchargement, je suis passé par le site US, je me suis branché en filaire,… Bref, une certaine perte de temps.
Finalement, je suis parti sur Ubuntu Mate. Et honnêtement, cela s’est révélé largement suffisant pour mon besoin actuel et je trouve cette version très sympa. J’en ferais sans doute un article à ce sujet.
Le meilleur apprentissage : faire soi-même
Le moment le plus satisfaisant de ces premiers jours reste probablement l’installation de Focalboard. Ce n’est peut-être qu’un simple conteneur pour quelqu’un d’expérimenté. Mais pour moi, c’était important car j’ai atteint un premier jalon. Avoir une application pour gérer les plannings qui tourne sur Docker.

J’ai également appris une chose importante : même s’il existe aujourd’hui des tutoriels prêts à l’emploi et des outils comme l’IA, rien ne remplace la compréhension de la théorie. Certes, j’ai passé plus de temps que prévu sur les cours, mais cela m’a permis de réellement comprendre le fonctionnement de Docker. Grâce à ça, j’ai pu installer Focalboard plus facilement et surtout comprendre pourquoi certaines choses ne fonctionnaient pas lors de l’installation.
Par exemple, j’ai trouvé une commande pour l’installer :
docker run -p 80:8000 mattermost/focalboard
J’ai essayé de me connecter sur l’interface web mais rien à faire ça ne fonctionnait pas. Une chose à savoir sur docker, c’est qu’il faut mapper les ports. Or celui qui est renseigné pour la machine est le port 80 alors que celui de Focalbord est le port 8000. Une petite correction et c’est bon :
docker run -p 8000:8000 mattermost/focalboard : on redirige le port 8000 vers l’hôte
Deuxième problème : dès que j’arrêtais le conteneur, je perdais mes données qui ont été saisies. Une petite relecture du cours et j’ai compris ce qu’il me manquait. Il faut créer un volume pour stocker les données de manière persistante.
Un petit ajout et je pouvais enregistrer mes données :
Docker run -p 8000:8000 -v $PWD/focalboard:/opt/focalboard/data mattermost/focalboard
Encore une fois, bien comprendre la théorie vous permettra de :
- Comprendre plus facilement la documentation technique
- Savoir ce qui pose problème pour le résoudre plus facilement (et faire mieux que l’IA 😉).
Avec ça, j’ai une application qui fonctionne correctement !
C’est exactement ce type de petites victoires qui permet de rester motivé lorsqu’on apprend une nouvelle compétence.
Ce qu’il faut retenir
Si je devais résumer cette première partie du défi en une phrase, ce serait probablement celle-ci : L’apprentissage de l’informatique n’est pas une ligne droite.
On imagine souvent qu’il suffit de suivre un cours pour progresser régulièrement.
Mais en réalité :
- il faut s’adapter ;
- résoudre des problèmes ;
- tester ;
- recommencer ;
- modifier son organisation.
Et surtout, accepter que les imprévus fassent partie du processus.
Pour la suite du défi, mon objectif est maintenant de continuer à approfondir Docker et de mieux comprendre les bases techniques derrière la conteneurisation.
Je préparerai également un prochain article plus technique sur ce que j’ai appris concernant Docker et son fonctionnement.
Et vous, comment avez vous avancé sur vos objectifs ? Dites le en commentaire !